• Le passé et ses déboires. Et puis le flou.

    Aujourd'hui, je me suis replongée dans de vieux dossiers, de vieux écrits de différentes périodes de ma vie. C'est comme un gros puzzle où je m'amusais (et qu'est ce qu'on se marre..) à tout recomposer. Il y a des conneries que j'avais oublié et que j'ai pu me remémorer comme ça. C'est fou de voir combien j'ai pu changer à différents niveaux au fil des années mais en même temps, ce qui m'exaspère le plus au final, c'est qu'il y a une chose qui n'a pas vraiment changé. Ça concerne le monde imaginaire que j'ai toujours voulu créer et mettre en place, celui dans lequel j'ai toujours cherché à me réfugier. Je n'ai jamais su comment l'illustrer distinctement tellement j'ai d'émotions qui se mêlent entre elles et que je n'arrive pas à représenter. Quand je dessine c'est avant tout -attention ça va être du lourd en matière de pouésie- à l'encre de mes sentiments. Quand j'ai envie de dessiner quelque chose, je fais attention à l'émotion qui m'envahit, pas à une image distincte. Même si ça aussi ça arrive, mais c'est pas le plus courant. Et puis en parallèle j'en ai marre de réduire sans arrêt ma vision, sans vraiment chercher à représenter autre chose que ce que j'ai toujours su faire. J'ai beau me dire que copier c'est mal parce qu'il n'y a pas d'originalité là-dedans, mais putain c'est comme ça qu'on apprend à dessiner et surtout à ouvrir son regard, et donner matière à développer son imagination. Parce que je trouve que je manque cruellement d'imagination, d'idées. Je ne cherche pas assez à développer mon regard vers l'extérieur, égocentrique et bornée comme je suis. (foutu défaut de merde)

    J'ai repensé aussi à un événement récent. Enfin un événement... Au final c'est deux personnes. J'ai toujours eu le sentiment d'être en décalage avec les gens, artistiquement parlant. Mais il y a ces deux personnes qui m'ont montré, comme nul autre, qu'à travers mes dessins je pouvais faire transparaitre quelque chose, et que ce quelque chose ils y étaient sensibles. C'est comme si ils avaient apparemment la faculté de comprendre ce que je ressentais au fond de moi. Ce ne sont pas des banals "ouais j'aime bien tes dessins, ils sont sympas", c'est bien plus que ça et ça m'a touché. Le dessin est une expression, et c'est juste magique de pouvoir dialoguer de cette manière avec quelqu'un par le biais d'illustrations et pas seulement par les mots.

    Je ne suis toujours pas satisfaite de ce que je fais pour diverses raisons mais j'aimerais arriver à ce sentiment de satisfaction personnel pour me dire "j'ai réussi à créer ce que je voulais". Et puis optionnellement, savoir ce que je veux créer exactement. Mais... pourquoi se casser la tête à définir précisément ce que je veux créer? Ça reviendrait pas à cette tendance de vouloir foutre des étiquettes partout et faire rentrer quelque chose dans un moule? C'est si mal que ça quand ça flotte dans les airs sans attaches? C'est vrai que ça facilite la vie de schématiser, de nommer les choses. Peut-être, qu'en fin de compte, au fond de moi je me complais dans l'incertitude. Hmmmm... Oui je sais, je vais loin. D'ailleurs je vais aller faire mon bout de chemin dans la petite forêt là-bas à l'horizon qui fleure bon l'inconnu. Aller salut!


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